|
|
|---|---|
![]() |
|
![]() |
|
| Jouer régulièrement son handicap. | |
À quelle régularité un joueur peut-il réellement prétendre ? Un des souhaits les plus fréquents chez les élèves qui prennent des cours est de gagner en régularité, autrement dit de parvenir à jouer régulièrement son handicap. Mais qu’est-ce que cela signifie vraiment ? À quelle fréquence un golfeur peut-il espérer jouer son handicap ou mieux ? Quelle importance accorder à la notion de « régularité » au golf, quand même des joueurs d’exception comme Tiger Woods peuvent enregistrer dix coups d’écart entre deux tours ? Pour répondre à ces questions, les statistiques présentées par Dean Knuth dans Golf Digest sont particulièrement instructives. Knuth est ancien Senior Director du Handicap Department de l’USGA et a contribué à développer le système de Course Rating et Slope utilisé aujourd’hui. Ce que disent les statistiques Par exemple, un joueur avec un handicap de 16 jouant un parcours avec un course rating de 71 devrait en moyenne scorer 90, et non 87 (71 + 16). Plus de la moitié des scores d’un tel joueur se situent dans une fourchette de 3 coups au-dessus de son handicap (donc entre 87 et 93 dans notre exemple). La plupart des golfeurs ne jouent mieux que leur handicap (donc <= 87 dans notre exemple) que dans environ 20 % des cas, soit une fois tous les cinq parcours. Jouer trois coups mieux que son handicap n’arrive qu’une fois tous les 20 parcours environ. Les chances pour qu’un joueur de handicap 16 score sous 80 (donc huit coups mieux que son handicap) sont d’environ 1 138 contre 1. Statistiquement, pour qu’un golfeur moyen le fasse deux fois, il faudrait jouer plus de 700 ans de golf, ce qui revient à dire… quasiment jamais. Ce que cela signifie Le handicap reflète le potentiel d’un joueur, pas sa moyenne de score. Il est basé sur les meilleures performances d’un joueur, et non sur l’ensemble de ses tours. Le fait que la majorité des scores se trouvent dans une fourchette autour du handicap est normal et indique simplement que le handicap est statistiquement réaliste. Une performance nettement meilleure que son handicap (par exemple jouer bien en dessous de son index plusieurs fois dans une période courte) reste rare et précieuse. Pourquoi ces chiffres doivent rassurer et motiver Apprécier les progrès même lorsqu’ils ne se traduisent pas immédiatement par une baisse d’index. En bref, ces statistiques permettent de changer de regard sur l’historique de son handicap. Elles encouragent la patience, la cohérence dans la pratique et une vision plus juste de ce que signifie être « régulier » au golf. Giulio Tadiotto |
|
| > Telechargez cet article | |