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Vive l’Empereur ! Pour obtenir la particule « Royal », et accéder au prestigieux statut de « Royal Golf Club de Belgique », un club doit avoir atteint sa cinquantième année d’existence. Nous pouvons dès lors imaginer l’embarras de la Cour dans quelques années, lorsqu’elle recevra la demande officielle de l’Empereur pour devenir le premier « Royal Golf Club de l’Empereur ». Aussi, si nous considérons l’actualité politique belge nous pouvons dire sans fausse modestie que nos « pères fondateurs » étaient de grands visionnaires car bientôt, lorsque nous ne parlerons plus de fruits aux couleurs bizarres et que les clubs auront perdu leur particule Royale, seul le nôtre restera « Impérial » ! Mesdames Messieurs, Vive l’Empereur ! Au fil des ans, les présentations de l’assemblée générale sont devenues de plus en plus professionnelles et sophistiquées. Désormais, être le dernier à faire son discours peut représenter un handicap car souvent, tout a été dit. Ou presque. Mon bilan est imprégné d’une longue liste d’émotions. La première est un sujet d’orgueil et concerne mes Ensuite nos élèves. Il y a quelques temps j’ai reçu un mail. Au practice, il n’est pas le seul à m’appeler papa, un titre qui à mon âge, vaut tous les « Royals » du monde.
Il m’a juré qu’un jour, il jouera son âge. Enfin un texto, la version française pour dire sms, m’annonçant : " Salut Giulio, je suis qualifié…à nous l’Espagne. Signé Vincent. ".
Ces moments, ces succès, sont l’œuvre d’une équipe dynamique animée par la même philosophie d’enseignement qui pourrait se résumer à une image : la capacité de chacun de se mettre au niveau de l’élève ! Et ce qui fait mal ? Nous parlons d’un « Club de golf », mais on dit « Comité Sportif » pour désigner ceux qui en règlent la vie. Aujourd’hui, je repose la question : En quoi consiste l’esprit sportif d’un club de golf? Monsieur le futur Capitaine, Mesdames et Messieurs du Comité Sportif, Messieurs les administrateurs, aurez-vous la volonté d’ouvrir un débat devenu essentiel pour que chacun comprenne enfin ce que représente cet esprit sportif et prenne conscience de toutes ses implications dans la vie du club? Depuis quelques temps, j’ai changé de sujet. Je parle à présent d’environnement. Un sujet d’actualité qui fait la fortune d‘Al Gore et refait surface chez nous à chaque fois qu’un espoir du club nous quitte pour un autre « environnement ». Pour appréhender correctement le problème de l’environnement, il faut être intimement convaincu qu’il ne concerne pas exclusivement les jeunes, mais tous les joueurs du club, quels que soient leur âge ou niveau de jeu. Les medias américains guettent avec espoir et une impatience non dissimulée la venue d’un vrai anti - Tiger. Ils ont définitivement écarté les Adam Scott, Sergio Garcia et son putting douteux, Luke Donald ou Justin Rose. Aussi, c’est avec grand espoir et intérêt qu’ils ont suivi cette année Aaron Baddeley qui a d’abord gagné deux tournois du tour et ensuite pris la tête de l’US Open, après le troisième jour, avec deux points d’avance. Un triple bogey le dernier jour au trou n° 1 mit brusquement fin à tous les espérances.
Greg Norman parle ouvertement de la faiblesse de son compatriote. Ses commentaires ont retenu mon attention. Ils nous apprennent qu’Aaron est un des plus mauvais driveurs du tour. Il est le produit des golfs du sandbelt Australien, des terrains sablonneux dépourvus de rough qui suppriment la nécessité impérieuse d’envoyer son drive au milieu du fairway, sous peine de sanction immédiate. Et Aaron d’avouer : même lors de mes victoires en tournois, je n’ai jamais drivé ma balle en plein fairways. L’enseignement à tirer de cet aveu est simple et sans appel : ce jeune joueur particulièrement talentueux est à présent pénalisé par l’environnement dans lequel il a évolué auparavant. De mon temps, les meilleurs putteurs de Belgique se trouvaient au Royal Zoute. Ce club possédait en fait tout simplement les meilleurs greens de Belgique. Le Royal Golf Club de Waterloo a modifié ses greens et son putting green, puis rétréci la largeur de ses fairways, pour les mettre au niveau du Tour Européen. Nos voisins ont redessiné leurs fairways, couvert les practices, construit des cibles et revu la hauteur des tontes. Certains considèrent ces dépenses comme inutiles, voire élitistes. Les joueurs de tous niveaux peuvent cependant en tirer bénéfice. C’est peut être une mode, un trends de clubs riches ou qui veulent le paraître. Personnellement, j’ai l’intime conviction qu’il s’agit au contraire d’actions visionnaires, posées par de vrais connaisseurs du golf et de ses besoins. Pour autant, faut-il alors laisser pousser les roughs, rétrécir les fairways et tondre les greens à vitesse 3m4, couvrir notre practice, faire des bunkers de fairways et transformer les pentes du green d’approche ?
Ce n’est pas ce que je veux dire. Je veux dire qu’un club doit accepter les conséquences de ses choix et en assumer les effets. Mais il existe peut-être une autre voie à notre portée, un challenge, un défi à relever par la direction de tout club moderne, son capitaine, son comité sportif, ses propriétaires et son corps enseignant : Relever le niveau de ses ambitions, en réussissant à créer un environnement, un terrain, qui répondent aux différents niveaux de jeu de ses membres, sans nuire à l’indispensable plaisir que doit procurer une partie de golf. En un mot Mesdames Messieurs, se mettre à la hauteur du joueur ! Giulio Tadiotto
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